Origines

Né à Aubervilliers (93) en 1978, maîtrise parfaite de la langue Italienne, Française, Anglaise, Antonio Martino est son nom d’origine. Il a été bercé pendant son enfance par tout le folklore Calabrais (sérénades, tarentelles, musiques traditionnelles du sud de l’Italie). Son oreille et son coeur ont été marqués par cet héritage multiple. Ouvert par la confrontation des cultures grâce à son éducation passée en France, les rencontres déterminantes se sont produites dans la diversité de son entourage. Le blues musical et le blues au sens intellectuel ont évolué et se sont matérialisés vers un goût prononcé pour le ROCKELECTRO.

Migaso s’est mis à la guitare tardivement, à 19 ans. Jusque là, il ne connaissait de la musique que ce qui passait à la radio. Ses amis l’entraînent sur les routes du sud de l’Italie pour des sessions Iron Maiden, Joe Satriani ou Eric Johnson, volume à fond. Et un jour, une copine lui présente son frère de 15 ans, Franck Barrovecchio, qui joue du Hendrix et du Stevie Ray Vaughan : la vie de Migaso bascule complètement...
     
Boulot le jour, guitare la nuit : il apprend le blues avec ce petit génie. C’est devenu une obsession. Il découvre des albums mythiques comme «Live at the Fillmore East» et le «Blues» de Jimi Hendrix, dans lesquels les morceaux «Machine Gun» et «Born under a bad sign» le marquent à vie. Il ne peut pas croire qu’il soit passé à côté de cela pendant toutes ces années. Dans un autre registre, il prend claque sur claque en écoutant Miles Davis, John Coltrane et autres monstres sacrés du jazz. Migaso se nourrit de tous ces nouveaux sons, s’ouvre à ces nouvelles cultures, dévoré par une incroyable soif d’apprendre. Pour la première fois, des artistes comme BB King, John Lee Hooker, Albert King, James Brown lui font entrevoir tout le feeling, tout le vécu qu’il est possible de faire ressentir avec seulement quelques notes.
     
Migaso n’en oublie pas pour autant ses origines calabraises, qui le rattachent au folklore des sérénades et des tarentelles, ainsi qu’à la chanson italienne populaire. Le fameux «Blues de Calabre» prend alors chez lui un côté mélodique et nostalgique, qu’il va chercher chez des musiciens comme Ligabue ou De André, en passant bien sûr par Lucio Battisti. Car le patrimoine musical italien est très riche et varié.
     
Migaso est peut-être l’un des seuls artistes à oser la carte de l'originalité, à la croisée de toutes les cultures qui l’ont marqués.

Il a choisi pour symbole une chimère noire et blanche où l’œil avisé retrouvera le Dragon sage, mystique, avec le Loup droit et solitaire qui hurle sa douleur à la lumière de la lune. Ces 2 figures emblématiques associées au style du créateur « Toabé », illustrent à travers des contrastes noirs et blancs toutes les valeurs véhiculées par cette tendance musicale imprégnée de différents styles.
     
Une guitare omniprésente, enragée, tour à tour caressante ou agressive. Une voix authentique et différente qui sait se faire violence pour ouvrir son coeur. Ancré dans les valeurs qui lui semblent primordiales, Migaso c’est une voix amie dans un monde mode virtuel/électro...